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There is only writing.The page and you.The world is a blank page on which you will your story; for you are the writer of your own life.That, only, is true living.All the other forms of living are written by ghost writers and fake gods..

Lorca, dans le jardin. Traduit de l'anglais par l'auteure.

Lorca, dans le jardin J'étais dans le jardin. Je lisais Lorca. En espagnol. J'aurais voulu porter une robe rouge qui habille mon humeur de ce jour-là,je ne possédais pas de robe rouge.  J'avais toujours rêvé d'en acheter une, bien que je n'aurais jamais eu l'occasion de la porter, excepté pour lire la poésie de Federico.  C'est un peu triste pour une femme de se rendre compte qu'elle n'a pas de robe rouge à se mettre ou pire encore: aucune occasion d'en porter. Toute personne qui me connaît bien, même les gens que j'appelle mes meilleurs amis, trouveraient l'idée d'une robe rouge ridicule. Ce n'est pas comme si j'avais le glamour d'une star de cinéma pour faire honneur à cette robe. Mais quiconque m'a touchée, je veux dire profondément touchée,comme émotionnellement marquée au fer rouge, cette personne vous dira: oui, certainement, la robe rouge me va. Mots. Des mots à porter. Une armoire pleine de vêtements futiles,le...

A different kind of canvas* Warning:Triggers + profanity*

 As performed and curated Highway Performance Space - Los Angeles Disclaimer: This is a work of fiction, inspired by an article on self-mutilation.  This is not a glorification of the act of self-mutilation nor it is a condemnation of those who use it as a coping mechanism. If you are triggered by blades, blood and description of bodily self-harm, please do not read further. Tacks and kitchen knives paperclips and scissors, earrings under dress and nice shards of mirror, razor blades and nails and safety pins. These are a few of my favorite things. I trace bloody smiles on my skin to console myself of the fake ones I distribute every day. Each one has a corresponding scar, a proof of my surrender to the world of appearances. This is not a scratch. What do you think? You think that this perfect line on my skin is a scratch? No, this is not a scratch. This is a self-inflicted wound, personal art. I cut myself. In mutilation, I find meaning. Please, before you run to the ...

Catégorie Humour - 1000+ mots - ou presque ( 936) - Patchouli

  Patchouli Je ne suis plus new-age. J’ai arrêté, tout arrêté : la méditation, le yoga. Je ne me mets plus en transe aussi facilement qu'autrefois, tout du moins sans l'aide de chocolat.   Je ne sais pas faire la position du Cobra, ni un bon vieux Chataranga. Je ne suis plus aussi souple. Recalée au nirvana.  Je ne serai jamais une adepte fervente de quelque gourou. Mon 3ème œil semble ne pas se situer vraiment entre mes 2 sourcils, plutôt au niveau du nombril, ou en dessous, vous voyez? « Lève les yeux comme si tu voulais regarder l'intérieur de ton crâne. » À cette injonction, je me sens, comment dire ? Inquiète. Il fait noir là-dedans. Et s'il n'y avait rien dans ma boîte crânienne ?   Allons voyons, je pense donc je suis, ou est-ce plutôt je suis donc je pense ?  J'ai mal derrière les globes oculaires. Ça me donne une douleur comme celle après un lendemain de cuite. Vous connaissez sûrement ça. Namasté, mes frères, mais très peu po...

1000+ MOTS - Cercle

  « Prends ma main, » tu m'as dit, sans te retourner. Je l'ai saisie en disant : « Ok. » Je m'en suis aussitôt voulu d'avoir acquiescé à ta demande, comme si j'avais attendu cela depuis tellement longtemps. Le k de ok était resté suspendu dans l'air. La syllabe avait tinté, une demi-seconde, comme une petite cloche.   La chaleur de ta peau m'a rassurée. Nous n'avons rien dit pendant de longues minutes. Ce n'était pas nécessaire. C'était le temps d'être à l'écoute. La nature nous offrait une symphonie ; ses instruments étaient bien accordés. La brise qui caressait le blé constituait la trame sonore de cette œuvre musicale ; au loin, les autos, rares à cette heure, rappelaient par leur vrombissement sourd que nous n'étions pas seuls au monde.  Nos pas donnaient le rythme et parfois, leur bruit provoquait le solo d'un oiseau, qui lançait, semblait-il, une phrase interrogative. Cela sonnait comme : « C'est toi ? C'est toi...

Facebook - ou texte à ne pas partager sur les médias sociaux

  J’fais pas partie de vos cliques de cliqueurs De votre gang de Facebook lovers, De votre culte de l’apparence sur ordinateur Je fume pas l’opium de votre peuple d’adorateurs   J’aime la technologie,mais ce n’est pas un vice, Juste un outil acéré pour aiguiser ma curiosité Satisfaire ma boulimie de connaissance Pour pallier à la maladie de l’ignorance.     Je préfère être la programmatrice De mes plaisirs Que de suivre en mouton Les divertissements De votre bande de gloutons. Bouffant les images et les vidéos Au lieu de poursuivre vos idéaux   Prédatrice Pas suiveuse J’presse pas sur un bouton Pour dire qu’j’suis amoureuse Ou montrer mon appréciation Je souffre pas de déficit de l’attention Je t’aime un jour, je t’aime toujours Ou du moins j't’oublie pas  Dès que j'fais un détour Je préfère être actrice  Debout sur une scène Que spectatrice en fauteuil De vos ébats obscènes Fuck ton intérêt En ca...

Montréal, 2016

  Je n'ai rien à vous dire. Juste que je pleurais hier. Mais vous n'en savez rien, car mes yeux sèchent vite et mes larmes coulent sur les strates de souvenirs et de peines jurassiques.   Je suis un serpent qui a trop de peaux mortes. La mue opère, chaque instant, chaque moment, laissant le coeur à vif, mais n'exposant pas l'âme.   Je dois prétendre vous obéir, je me rebelle à l'intérieur, à terre sont mes vêtements. Déshabillée de mes appâts, je marche couverte de vos oripeaux de clown administratif.   Il n'y a plus assez de cils, aux ouvertures de mon âme, les larmes se glissent et retrouvent leur berceau d'origine.   Vos voix magnétiques me sortent du sommeil, trop tôt, me poussent dans les recoins d'une vie aux aurores trop médiocres.   Dans vos bureaux, votre air de conditionnement assèche les rêves. Mon reflet se désespère dans les vitres de vos gratte-ciels arides, de vos cages aux barreaux que j'empoigne avec le désespoi...